Le terme « qualité » est souvent employé dès qu’est évoqué le référencement naturel. En effet, Google privilégie la qualité des contenus dans son processus de classement des pages web. Le filtre Google Panda a pour unique but de sanctionner les pages internet au contenu dupliqué ou de qualité médiocre, pour présenter des résultats de recherche toujours plus pertinents. Cette exigence de qualité de la part du leader des moteurs de recherche en France pousse donc à la production de contenus qualifiés. Cependant, est-il nécessaire de publier du contenu de qualité sur chaque page de son site internet ?

La nécessité de répondre à l’intention de l’utilisateur

L’internaute se rend sur une page pour y trouver quelque chose de précis. Il est, dès lors, primordial de répondre à ses attentes, exprimées via sa recherche par mots-clés.

Un site internet possède généralement deux types de contenu :

  • contenu natif correspondant à la présentation de l’activité, des produits et/ou services ;
  • contenu additionnel servant à capter une audience supplémentaire sur des thématiques apparentées (guides d’utilisation, d’achat, comparatifs…).

Si l’internaute arrive sur une page présentant un texte au discours mercantile ne répondant pas à ses attentes, ou optimisée pour ses mots-clés, mais traitant en réalité d’un autre sujet, il quittera très vite la page.

Taux de rebond

Le taux de rebond d’une page web mesure le pourcentage de visiteurs y accédant, puis quittant le site sans visiter une autre page.
Un taux de rebond élevé est en général le signe que la page n’a pas répondu à l’intention de l’utilisateur, par manque de pertinence ou de clarté.
Évidemment, le taux de rebond acceptable diffère selon les secteurs ou les types de pages. Les sites de vente en ligne ont un taux de rebond moyen aux alentours de 20-40 % . Au-dessus de 40 %, il convient de prendre des mesures.

L’adéquation du contenu à la demande

Il est donc nécessaire qu’il y ait une cohérence entre le contenu de la page et les mots-clés utilisés pour son référencement naturel, et ce dès la construction du Titre SEO de la page. Pour satisfaire le besoin des internautes provenant du trafic organique, le contenu d’une page doit absolument répondre à l’intention exprimée par les mots-clés qui y ont amené ces visiteurs.
Un internaute saisissant par exemple dans Google « solutions de rédaction SEO », est probablement à la recherche d’un service de production de contenu web optimisé SEO. En revanche, celui qui saisit la requête « Qu’est-ce que la rédaction d’un article SEO ? » n’est sans doute pas dans l’esprit d’acheter un service, mais plutôt dans celui de s’informer.
Le contenu de la page doit s’aligner sur les attentes révélées par ces expressions clés. Structurer le site web par sujets permet d’orienter pertinemment le trafic naturel vers les différentes sections. D’autre part, des outils gratuits tels que Google Keyword Planner ou Ubersuggest du marketeur référence Neil Patel, permettent de rechercher les mots-clés pertinents à associer à son contenu.

Qu’est-ce qu’un contenu de qualité ?

La perception de la qualité est différente d’une personne à l’autre. Alors comment un robot d’indexation juge-t-il de la qualité d’une page ? Si l’on se réfère au dictionnaire Larousse, la qualité est « ce qui rend quelque chose supérieur à la moyenne ». La perception de la moyenne est indubitablement différente d’un individu à l’autre en fonction, entre autres, de son instruction, de son niveau de connaissances, de ses expériences. La perception de la qualité est donc mécaniquement très fluctuante.
Du point de vue d’un humain soucieux du référencement d’une page web, on pourrait simplifier le niveau d’un contenu rédactionnel en une équation : qualité rédactionnelle + qualité informative + optimisation SEO.

Qu’est-ce que la qualité du contenu du point de vue d’un algorithme ?

Très relative pour des humains, la qualité est-elle plus facile à percevoir pour une machine ? L’algorithme croise plusieurs critères et les pondère pour obtenir une évaluation qualitative. Parmi eux, il cherche notamment à savoir si le texte est :

  • une copie d’un autre,
  • émantiquement riche,
  • exempt de fautes,
  • suffisamment long.

Pour satisfaire Google, il faut donc rédiger en suivant ses règles d’évaluation. En adaptant pratiques et outils aux logiques de Google, on tend logiquement vers un meilleur positionnement dans les résultats de recherche.

Un contenu de qualité est-il indispensable pour bien se positionner ?

Un site internet construit autorité et réputation sur le long terme. D’un côté auprès de ses visiteurs, de l’autre auprès de Google. Lorsque ces deux aspects sont acquis par le site, il peut aisément comporter un certain nombre de pages de qualité moindre, même si les filtres du type Google Panda veillent.
Pourquoi cela ? Simplement parce que les algorithmes des robots d’indexation Google n’utilisent pas que le contenu de la page web pour juger de sa qualité. Ils se servent de tout un ensemble d’indicateurs, parmi lesquels :

  • la qualité générale du site, prime aux sites reconnus, dits de confiance,
  • sa popularité (PageRank ou PR),
  • sa popularité (PageRank ou PR),
  • l’indice de réputation que Google attribue à l’auteur en fonction de son expertise sur le sujet,
  • les signaux sociaux (partage de page, likes…),
  • le taux de rebond.

Un nouveau site ne possède pas grand-chose de ces autres critères. Il semble donc peu pertinent, dans un tel cas, de se permettre de négliger la qualité du contenu de ses pages.

Les différents types de contenus

Cependant, le type de page rentre en ligne de compte. Certaines intentions utilisateurs requièrent un important volume de contenu de qualité, d’autres non.

Parmi celles qui nécessitent de travailler la qualité :

  • les pages parlant de sujets sensibles (éducation sexuelle, drogues, religions…), c’est-à-dire mettant en jeu valeurs et culture, révélant de profondes différences d’opinions, déclenchant des émotions puissantes…
  • les pages YMYL (Your Money, Your Life), pages dont le contenu a un impact direct sur la vie du lecteur (bonheur, santé, stabilité, sécurité),
  • les pages présentant les produits et services d’une entreprise ou d’une personne, l’entreprise ou la personne elle-même.

Parmi les sujets ne nécessitant pas de travailler la qualité :

  • les pages listings (listes de personnes, de marques, d’articles, assez courantes en e-commerce),
  • les pages présentant des ensembles de données (comptes, résultats sportifs,…)
  • les pages légales (CGV, politique de confidentialité, …),
  • les pages de formulaires.

La qualité des contenus est nécessaire parce qu’elle permet d’obtenir naturellement des liens entrants. Rechercher une qualité optimale sur chaque page d’un site ne l’est pas forcément. L’objectif doit être avant tout de répondre efficacement à l’intention des utilisateurs, en travaillant l’adéquation du contenu d’une page et la demande des internautes qui y accèdent.

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